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La qualité de l'air dans les villes s'est améliorée de façon régulière ces quinze dernières années. A l'origine de ces améliorations, on peut citer l'abaissement de la teneur en soufre des fiouls domestiques et des gazoles, le développement de l'essence sans plomb, l'additivation des carburants, l'apparition des pots catalytiques et le renouvellement du parc automobile.
Exemple de la qualité de l'air à Paris (source préfecture de police) :
- en 20 ans, la concentration moyenne annuelle en soufre (SO2) a été abaissée de 90 %,
- en 15 ans, la pollution particulaire, mesurée par les fumées noires, a été abaissée de 80 %,
- la concentration moyenne annuelle en plomb a été abaissée de 90 %,
- la concentration moyenne annuelle en oxyde d'azote (NO2) a été abaissée de 30 %,
- en 10 ans, la concentration moyenne annuelle en monoxyde de carbone (CO) a été abaissée de 50 %.
L'évolution est similaire dans l'ensemble des villes de France où la qualité de l'air fait l'objet de surveillance.
La pollution des automobiles
Grâce au programme européen Auto-Oil, la pollution urbaine a été divisée par 5 en 2010 par référence à 1995 :
Le programme Auto-Oil, piloté par la Commission européenne avec la participation active des industries automobiles et pétrolières, portait, pour l'essentiel, sur l'amélioration des performances des véhicules neufs et sur des carburants de meilleure qualité qui contribuent à diminuer notablement les émissions des véhicules neufs et anciens. Une étape importante a été franchie le 1er janvier 2000, avec l'entrée en vigueur de nouvelles normes d'émissions des véhicules, de nouvelles spécifications des carburants et la fin de la commercialisation du supercarburant plombé. Le plein effet de ces mesures est toutefois atténué par la vétusté du parc automobile et dépend du délai de son renouvellement. Pour diminuer plus rapidement les émissions dues au transport routier, il faudrait décider de l'élimination accélérée des véhicules anciens, de loin les plus polluants. On estime en effet que les émissions d'origine automobile ont diminué au global d'environ 80 % (quantité divisée par 5) entre 1995 et 2010 en Europe, alors que pour les véhicules neufs, le niveau d'émissions aura été réduit dans des proportions comparables en deux fois moins de temps.
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